• Full Screen
  • Wide Screen
  • Narrow Screen
  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

Interviews

Romain RIBOUD, capitaine et porte drapeau

romainriboudinterviewAthlète, membre de l'équipe de France de ski alpin. Hémiplégique de naissance, Romain a commencé le ski à l'âge de 3 ans avec ses parents moniteurs à Tignes. A la montagne, « dès qu'on sait marcher, on sait skier » très vite il pratique le ski pour le plaisir, sans porter d'intérêt à la compétition. Puis une kiné en charge de sa rééducation lui a donné le goût de la performance, il débute par des courses régionales puis participe à ses premiers Championnats de France en 1994. L'année suivante, il monte sur le podium.

Afin de peaufiner son entraînement, il rejoint le Club des Sports de Tignes, avant d’entrer en équipe de France en 1998, à seulement 17 ans. Il découvre ensuite les circuits Coupe d'Europe et Coupe du Monde, avec un premier podium international en 1999 aux Etats-Unis. En 2002 il participe avec succès à ses premiers Jeux à Salt Lake City avec 2 médailles d’argent à la clef. Aujourd’hui, il est toujours très soutenu par le Club des Sports de Tignes, où il s’entraine avec le groupe FIS, sous la houlette de Christian Gauthier et conseillé par Julien Dagand pour parfaire sa condition physique.Une vie de sportif de haut-niveau qu’il associe parfaitement à sa vie professionnelle chez Accenture (Conseil, Technologies et Externalisation) au sein de l’équipe « Recruiting Marketing ».

Romain participera aux Jeux de Vancouver plein détermination, pour oublier les descentes difficiles de Turin en 2006, et avec une mission importante : animer et inspirer l’équipe de France. Coup d’envoi le 12 mars lors de la Cérémonie d’ouverture, où il portera les couleurs de la France en tête de la Délégation.

PALMARÈS
• 4es aux Championnats du Monde de Géant en 2009
• Double Champion du Monde de Géant (2000 et 2004)
• Vainqueur des classements généraux Overall et Géant de la Coupe du Monde 2003/ 2004
• Double médaillé d'argent aux Jeux Paralympiques de Salt Lake City en 2002

romainriboudinterview2

Interview


Comment as-tu appris la nouvelle de ta nomination comme Capitaine et Porte drapeau ?

C'est le Président du Comité Paralympique, Gérard Masson qui m'a appelé pour me dire que j'étais pressenti. Bien évidemment il me restait encore à me qualifier sur les skis, une pression en plus ! Je ne m'y attendais pas vraiment ayant la tête à 100% dans ma saison de ski... J’ai été très touché, c'est une sacrée reconnaissance ! Depuis 10 ans, je suis en équipe de France avec des résultats corrects, alors, pour mes 3èmes Jeux c'est une belle récompense !

Que représente cette mission pour toi ?
Je pense que la mission de capitaine revêt avant tout un rôle de représentation, de porte parole. L'idée pour moi est d'être capable de faire passer les bons messages vers l'extérieur.

Quel est ton meilleur souvenir des paralympiques ?
Indéniablement la cérémonie d'ouverture de mes premiers Jeux à Salt Lake City. Quelle senation lorsque l’on rentre dans un stade en ébullition de 40 000 personnes ! J'imagine que cette année, même avec l'expérience, le drapeau entre les mains, les frissons seront là !

Comment va l’équipe de France ?
Bien, elle est conquérante, nous arrivons aux Jeux avec beaucoup de confiance, grâce aux derniers résultats en Coupe du monde et l'envie d'en découdre! La difficulté, je l’ai vécu, sera le manque d’expérience des grands rendez-vous pour certains jeunes, mais c’est une occasion unique pour préparer l’avenir. Mon rôle sera aussi de les entourer et de partager mon expérience. Les Jeux sont vraiment un événement à part, j'espère que tout le monde saura appréhender cette atmosphère si particulière.

Quel est ton objectif personnel à Vancouver ?
Participer au Jeux c'est bien, y faire une médaille c'est beaucoup mieux ! Je suis prêt. J’ai pour devise « Tout donner pour rien regretter » alors… rendez-vous le 12 mars, pour soutenir l’ensemble de l’équipe !

Pierre BOTT,
entraîneur de l’Équipe de France de ski alpin

bott1Quel parcours vous a mené jusqu’à la tête de l’équipe de France ?
Ancien compétiteur de haut niveau valide, puis entraîneur valide, j’ai intégré l’Ecole Nationale de Ski et d’Alpinisme à Chamonix 1985. Formateur, puis en charge des relations internationales, responsable de 1999 à 2008 de la formation des entraîneurs ski alpin. Après un brevet d’Etat 2°, je suis responsable des formations et de la codification de l’enseignement du ski alpin vers les personnes en situation de handicap depuis 1996. Depuis la saison 2007/2008,  je participe à l’encadrement technique des groupes fédéraux ski alpin handisport et  depuis janvier 2009, je suis en charge des équipes de France.


Dans quel état d’esprit êtes-vous à quelques jours du début des Jeux ?

La pression est forte pour tout le staff et les athlètes, nous nous préparons depuis longtemps, alors je suis content d’y arriver !


Quels sont les atouts de l’Equipe de France ?
Le mental, l’équipe est soudée, optimiste, combattante et prête à en découdre après 50 jours de stages et des premiers résultats prometteurs cette saison ! La sélection allie talent, expérience, ouverture et jeunesse ! Et ses faiblesses ? La concurrence !


Dans ce nouveau groupe, quelles sont nos meilleures chances de médailles ?
Tout d’abord, ceux qui ont obtenus des podiums en Coupe du Monde cette saison : Marie Bochet, Solène Jambaqué, Lionel Brun, Vincent Gauthier-Manuel et Jean-Yves Le Meur. Les jeunes qui montent ensuite, comme Marie Bochet  qui a déjà gagné la Coupe du Monde Slalom cette saison, Nicolas Loussalez également qui a fini sur la 4ème marche en Coupe du Monde en Vitesse.

Il faudra compter sur les « anciens », comme Romain Riboud et Yohann Taberlet, qui ont manqué de peu le podium en Coupe du Monde. Certains athlètes reviennent de blessures, nous connaissons mal leur niveau actuel, mais ils sont capables de tout, comme Nicolas Berejny, guidé par Sophie Troc, ou Cédric Amafroi-Broisat. Les autres athlètes ont été sélectionnés sur leur potentiel. Sochi 2014 c’est déjà demain, ça se prépare,  ils peuvent aussi nous réserver de bonnes surprises sur la piste de Whistler !

Quelles différences existent entre l’Équipe de France 2010 et celle de Turin ?
L’exigence et la rigueur du haut niveau handisport qui ne cessent de monter et de se professionnaliser ces dernières années.


Que pensez-vous de la piste de Whistler ?

Le site de compétition est très technique. Nous y avons participé aux finales de la Coupe du Monde 2008/2009, avec la plus part des athlètes sélectionnés. La difficulté principale c’est la météo !


Quelles sont les nations les plus performantes actuellement ?

La France en fait partie ! A ce jour, avant la finale de Coupe du Monde à Aspen au Colorado (USA) du 27 février au 5 mars, la France comptabilise 20 podiums en Coupe du Monde avec 5 athlètes, contre 11 la saison dernière.  La France a terminé 7ème de la Coupe du Monde 2009, actuellement nous sommes 3es !  Les pays à surveiller sont certainement le Canada qui sera  « à la maison », ensuite l’Autriche, l’Allemagne et la Slovaquie, avec de belles individualités dans certaines catégories. Et enfin, du coin de l’œil, peut-être l’Australie et les USA, un peu en retrait…


Votre objectif à Vancouver ?

Avoir 5 ou 6 athlètes médaillés, plutôt qu’une poignée cumulant les médailles. Et surtout que les athlètes rentrent au pays sans regret ! •

Bernard COURBARIAUX, Chef de mission :
« Vancouver, nous y sommes… »

Mon action a débuté dès 2007, lorsque la fédération m’a chargé de cette nouvelle mission… C’est la 3ème fois pour les Jeux Paralympiques d’hiver, après Nagano en 98 et Turin il y a 4 ans, deux expériences exceptionnelles pour aborder plus sereinement  Vancouver 2010.

courbariauxDepuis, les hommes comme le contexte ont changé, seul l’objectif demeure : concourir pour gagner. Les finalités sont les mêmes : que notre nation se classe au plus haut et que nos athlètes soient récompensés de leur investissement personnel, de celui de leur encadrement, avec un véritable sentiment de devoir accompli.

Hormis pour les Jeux de Pékin, je n’ai pas vécu de préparation en amont aussi intense et sérieuse que celle de nos amis canadiens. En Chine, il se murmurait déjà que les Jeux Paralympiques de Vancouver seraient les plus grandioses et les plus beaux. Notre visite préparatoire en 2009, nous a montré que la qualité de l’organisation du VANOC et de ses infrastructures, étaient pleinement opérationnelles. Nos échanges avec le Canada ont été constants et amicaux, sans place pour le hasard.

La compétition, sera certainement d’un niveau très élevé, avec des sportifs encore mieux affutés et du matériel en constante évolution. La préparation et une volonté sans faille feront la différence le  jour J.  La fédération et les sportifs retenus ont mis tout en œuvre, avec la prise en charge de nombreux stages et compétitions. La commission de sélection a retenu les meilleurs, ceux capables de monter sur le podium. Aucun encadrant, aucun supporter, aucun partenaire ne sera sur les skis ou derrière le viseur, à leur place, mais nous serons là au bout de la piste, avec notre désir et nos espoirs, après avoir fait la course avec eux.

Si j’avais le droit de rêver éveillé, je penserais à la 5ème place à Nagano, la 4ème à Turin et  à Vancouver 2010 … 2+0+1+0 = 3, une belle place pour mes troisièmes Jeux d’hiver ? Mais soyons réalistes, les autres nations, leurs sportifs, eux aussi sont prêts pour ce rendez-vous préparé depuis plusieurs années. Tous veulent en découdre et vivre leur rêve, où quelques secondes de plus ou de moins, font toute la différence !

Notre équipe de France devra être unie et se soutenir, comme elle sait le faire dans les grandes occasions. Si les conditions extérieures sont presque parfaites, il faudra également être prêt individuellement, intérieurement, afin d’être en position optimale, avec cette part de sublimation, nécessaire pour atteindre la médaille d’or paralympique !

Que celles et ceux qui aiment les Paralympiques regardent leurs écrans de télévision ou d’ordinateur, branchent leurs écouteurs, lisent les articles, pour nous apporter leur soutien virtuel jusqu’en territoire ‘’Squamish’’ dans une ‘’Wild spirit place‘’, lieu protégé et sacré, désigné par les « natifs », et qui sait...

Alors, partons vers cette nouvelle aventure, ensemble pour gagner !

Le Directeur Technique National

Jean MINIER, Directeur Technique National de la Fédération Française Handisport

minierCe sont vos premiers en tant que DTN, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Les Jeux Paralympiques sont pour nous la fenêtre médiatique et le moment de vérité où nous sommes attendus sur un plan sportif. Ces périodes proches des Jeux sont génératrices de tensions, de stress, mais nos équipes se sont préparées au mieux de nos moyens pour Vancouver. Ce ne sont pas mes premiers Jeux, mon rôle de DTN ne change rien, je souhaite que la France soit la plus conquérante et performante possible, mais je n’ai pas de pression supplémentaire… Laissons là aux coaches et aux sportifs, qui savent très bien la gérer.


Comment se sont déroulés la préparation et la sélection française ?

Le processus de sélection est enclenché depuis plus d’un an, avec le concours de la Préparation olympique et paralympique et de la direction des Sports du Ministère. Un chemin de sélection a été établi pour définir les modalités. Le 3 février, le comité de sélection s’est réuni pour proposer une liste qui a été approuvée par le comité directeur de la fédération et par le Comité paralympique et sportif français. La préparation paralympique s’est parfaitement organisée, avec une saison 2009/2010 intense en stages et déplacements afin d’accroitre les opportunités de confrontations internationales avant les Jeux. Je salue l’investissement des responsables de disciplines et cadres, professionnels et bénévoles, pour leur travail passionné au service de nos Équipes de France.

La composition des sélectionnés français a-t-elle été facile, ou évidente ?
Une sélection ne va jamais de soi…Il y a ceux qui ne posent pas de problèmes, leurs résultats parlent pour eux, ceux malheureusement qui sportivement sont trop loin du niveau requis ; et ensuite tous les autres pour lesquels des discussions s’ouvrent et des choix s’imposent. Comparativement aux Jeux d’été, les discussions sont moins importantes, compte tenu du nombre total de sportifs susceptibles de se qualifier au regard des quotas accordés par l’I.P.C.


Par rapport à d’autres grandes nations, 21 sportifs, le chiffre semble « modéré » pourquoi ?
Le nombre total de places est défini par l’IPC. Il peut paraître réduit mais il correspond bien au nombre de sportifs que la France peut envisager de déplacer compte tenu du niveau attendu. Le ski est un sport difficile d’accès et plutôt couteux. La pratique en compétition handisport n’est pas simple et nous n’avons jamais eu un nombre important de sportifs engagés dans une pratique régulière. Sur ces 21 places, 7 en nordique et biathlon et 14 en alpin, on trouve un juste équilibre, hommes-femmes et par type de classifications.


Quel sera l’objectif de la France à Vancouver ?
La France doit pouvoir rapporter 10 médailles de Vancouver, avec une place dans les 10 meilleures nations. Pour le ski de fond et le biathlon, 3 à 4 médailles sont envisageables au vu des dernières sorties internationales. En ski alpin, 6 à 7 athlètes peuvent viser le podium dans leur discipline favorite. Au-delà des pronostics, les Jeux restent une compétition à part, la pression médiatique est forte. Comme toutes les nations, nous nous exposons à de bonnes, comme à de mauvaises surprises ! Le classement repose essentiellement sur le nombre de médailles d’or.

Une place inattendue de 4ème à Turin, peut-on s’attendre à une autre surprise au Canada ?
Oui, l’Équipe de France peut créer une vraie surprise durant ces Jeux. Un véritable esprit collectif, d’équipe, anime les groupes nordiques et alpins. Au-delà de Turin, où notre équipe était constituée d’individualités exceptionnelles,  la dynamique de ce nouveau groupe France peut compenser des performances individuelles, à priori moins fortes. Les performances actuelles de l’équipe olympique à Vancouver sont un encouragement pour nos équipes à poursuivre sur la même trajectoire.


Quels sont les atouts de l’Equipe de France 2010 ?
Tant côté nordique qu’alpin, on peut compter sur un mélange de sportifs plein de fougue et de skieurs plus expérimentés, avec une volonté commune : se centrer sur leur propre performance pour porter haut nos couleurs.

Ses faiblesses ?
Nous ne serons pas présents dans certaines catégories, faute de sportifs suffisamment investis ou performants. Par exemple, nous ne figurerons malheureusement pas dans les catégories « debout » et surtout « assises » féminines en ski nordique, qui sont très ouvertes par manque de compétitrices.


Quelles nations vous impressionnent actuellement ?
Les nations fortes en fond et biathlon seront les pays d’Europe de l’Est, l’Ukraine, la Russie, ainsi que l’Allemagne, la Norvège et  l’Italie pour l’Europe occidentale. Au niveau de l’alpin, le Canada, l’Allemagne et l’Autriche devraient occuper le devant de la scène.


La préparation paralympique a-t-elle évoluée depuis Turin ?

Effectivement le soutien ministériel a considérablement augmenté, mais les exigences du circuit international également. La course aux moyens financiers devient très compliquée à assumer pour notre fédération vis-à-vis de la concurrence internationale. Le système nous contraint toujours à fonctionner parfois de façon « amateur » pour palier aux moyens nécessaires à la structuration et l’encadrement d’équipes de France dignes de ce nom. Sans un investissement fort des sportifs sur un plan personnel, grâce à leurs partenaires locaux, nous n’aurions pas les moyens d’accompagner et de soutenir l’ensemble de nos sportifs sur des saisons préparatrices aux Jeux.

Quelles seront les innovations à attendre de ces Jeux de Vancouver ?
Deux épreuves nouvelles et particulièrement intéressantes, à des titres divers, intègrent le programme paralympique. Le sprint en ski de fond et le super combiné en ski alpin. Le sprint est une totale réussite en matière de spectacle sportif. Le super combiné fait la part belle aux skieurs polyvalents, ce qui n’est pas fait pour nous déplaire.

Le début des Jeux est imminent, un dernier mot ?
La seule place qui m’intéresse pour l’ensemble des membres de notre délégation : la première. J’ai confiance en cette équipe, je sais que les sportifs et leurs entraîneurs sont prêts et qu’ils ne lâcheront rien. Bref, j’ai hâte d’y être.

Mise à jour le Lundi, 08 Mars 2010 09:04

Stéphane PASSERON,
entraîneur de l’Équipe de France de ski nordique


passeronQuel parcours vous a mené jusqu’à la tête de l’équipe de France paralympique ?

J’étais en Equipe de France nationale valide jusqu’en 2006 et le précédent entraineur m’a contacté alors que je venais de mettre fin à ma carrière, pour savoir si j’étais intéressé pour m’occuper de l’équipe de France handisport. Je connaissais déjà certains athlètes et le handicap n’était vraiment pas un souci pour moi, j’ai voulu relever ce nouveau challenge.

À quelques jours du début des Jeux, dans quel état d’esprit êtes-vous et quel est celui du groupe ?
Je pense que nous avons fait ce qu’il faut, je n’ai aucun doute sur l’envie des coureurs de se battre, je suis confiant. L’état d’esprit du groupe est bon après une belle semaine à Bessans fin janvier et des bons résultats en Coupe du Monde. C’est un bon groupe, l’ambiance positive en témoigne, tous abordent la compétition sereinement.

Quels sont les atouts et les faiblesses de l’équipe ?
Le biathlon est notre force, il y a eu un gros travail sur le tir pendant toute la préparation. Mais l’équipe est jeune, elle n’a pas beaucoup d’expérience. Seuls Nathalie Morin et Alain Marguerretaz ont disputé les Jeux de Turin en 2006. L’effectif a été renouvelé à 90% depuis 2006, mais elle a la « niaque » des jeunes équipes.

Quelles sont nos meilleures chances ?
Yannick Bourseaux, après son doublé à Bessans et une préparation exemplaire, est très attendu. Thomas Clarion et Romain Rosique sont des jeunes qui montent, ils peuvent vraiment faire une médaille, mais leur manque d’expérience peut aussi leur jouer des tours. Alain Marguerretaz est une bonne surprise possible, il peut nous refaire une belle médaille comme il a déjà su le faire.


Comment s’est déroulée la préparation ?

Comme prévu, même si le début de saison fut difficile, nous avions prévu d’être en forme à Bessans et ce fut le cas. Il y a eu un gros coup de fatigue en Allemagne juste après la Coupe du Monde. Georges Bettega notamment, qui n’était pas à son meilleur niveau. Les athlètes arriveront en pleine forme à Vancouver après quelques semaines de récupération.

Que pensez-vous du site de compétition ?
Nous connaissons la piste, c’est un très beau site, les tracés sont très larges, c’est très bien pour les malvoyants et les non-voyants. Les fondeurs debout courent sur la même piste que les valides, c’est un joli parcours. Les pistes sont dures mais ce n’est pas un souci pour nous.


De quelles nations faut-il se méfier ?
Il y a deux grosses nations en ski nordique handisport : la Russie et l’Ukraine. D’autres nations, comme le Japon et l’Italie qui n’ont pas un collectif fort, comptent sur quelques individualités puissantes. Certains pays sont devenus des professionnels alors que nous restons des amateurs, les fondeurs français ont tous une activité professionnelle et s’entrainent sur leur temps personnel, à l’image de Georges Bettega qui s’entraine à 5h du matin avant d’aller opérer les gens. Seul Yannick chez nous est détaché. En Russie comme en Ukraine, les athlètes sont payés pour faire du ski de fond et pour s’entrainer et c’est le cas de certains sportif japonais ou italiens.

Votre souhait pour Vancouver ?
Que l’on revienne avec la sensation du devoir accompli, s’il y a de nombreuses médailles ce serait magnifique. Mais le résultat sera ce qu’il sera, je souhaite juste qu’ils donnent et que nous donnions le meilleur de ce que nous avons au fond de nous… mais je sais que c’est ce qu’ils feront. Mon objectif personnel sera d’être bon dans mon travail, d’apporter le maximum aux athlètes et de trouver les mots justes dans les moments importants.

Mise à jour le Lundi, 08 Mars 2010 09:21

Horaires & Météo

Paris :
Vancouver :

Partenaires

anim_partenaires

Paralympiques & TV

logo_france_televisions_2008 

FRANCE 3 : résumés quotidiens avant le 12/13
FRANCE 4 : magazine des Jeux à 12h45
FranceTV sur internet : compétitions en direct et rediffusions Cliquez ici

Suivez les Paralympiques également sur :
EUROSPORT
TV8 MONT-BLANC
www.paralympicsport.tv

Rejoignez le Club des Supporters !

Vous êtes ici : DÉLÉGATION FRANÇAISE Interviews