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Jean MINIER, Directeur Technique National de la Fédération Française Handisport

minierCe sont vos premiers en tant que DTN, dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Les Jeux Paralympiques sont pour nous la fenêtre médiatique et le moment de vérité où nous sommes attendus sur un plan sportif. Ces périodes proches des Jeux sont génératrices de tensions, de stress, mais nos équipes se sont préparées au mieux de nos moyens pour Vancouver. Ce ne sont pas mes premiers Jeux, mon rôle de DTN ne change rien, je souhaite que la France soit la plus conquérante et performante possible, mais je n’ai pas de pression supplémentaire… Laissons là aux coaches et aux sportifs, qui savent très bien la gérer.


Comment se sont déroulés la préparation et la sélection française ?

Le processus de sélection est enclenché depuis plus d’un an, avec le concours de la Préparation olympique et paralympique et de la direction des Sports du Ministère. Un chemin de sélection a été établi pour définir les modalités. Le 3 février, le comité de sélection s’est réuni pour proposer une liste qui a été approuvée par le comité directeur de la fédération et par le Comité paralympique et sportif français. La préparation paralympique s’est parfaitement organisée, avec une saison 2009/2010 intense en stages et déplacements afin d’accroitre les opportunités de confrontations internationales avant les Jeux. Je salue l’investissement des responsables de disciplines et cadres, professionnels et bénévoles, pour leur travail passionné au service de nos Équipes de France.

La composition des sélectionnés français a-t-elle été facile, ou évidente ?
Une sélection ne va jamais de soi…Il y a ceux qui ne posent pas de problèmes, leurs résultats parlent pour eux, ceux malheureusement qui sportivement sont trop loin du niveau requis ; et ensuite tous les autres pour lesquels des discussions s’ouvrent et des choix s’imposent. Comparativement aux Jeux d’été, les discussions sont moins importantes, compte tenu du nombre total de sportifs susceptibles de se qualifier au regard des quotas accordés par l’I.P.C.


Par rapport à d’autres grandes nations, 21 sportifs, le chiffre semble « modéré » pourquoi ?
Le nombre total de places est défini par l’IPC. Il peut paraître réduit mais il correspond bien au nombre de sportifs que la France peut envisager de déplacer compte tenu du niveau attendu. Le ski est un sport difficile d’accès et plutôt couteux. La pratique en compétition handisport n’est pas simple et nous n’avons jamais eu un nombre important de sportifs engagés dans une pratique régulière. Sur ces 21 places, 7 en nordique et biathlon et 14 en alpin, on trouve un juste équilibre, hommes-femmes et par type de classifications.


Quel sera l’objectif de la France à Vancouver ?
La France doit pouvoir rapporter 10 médailles de Vancouver, avec une place dans les 10 meilleures nations. Pour le ski de fond et le biathlon, 3 à 4 médailles sont envisageables au vu des dernières sorties internationales. En ski alpin, 6 à 7 athlètes peuvent viser le podium dans leur discipline favorite. Au-delà des pronostics, les Jeux restent une compétition à part, la pression médiatique est forte. Comme toutes les nations, nous nous exposons à de bonnes, comme à de mauvaises surprises ! Le classement repose essentiellement sur le nombre de médailles d’or.

Une place inattendue de 4ème à Turin, peut-on s’attendre à une autre surprise au Canada ?
Oui, l’Équipe de France peut créer une vraie surprise durant ces Jeux. Un véritable esprit collectif, d’équipe, anime les groupes nordiques et alpins. Au-delà de Turin, où notre équipe était constituée d’individualités exceptionnelles,  la dynamique de ce nouveau groupe France peut compenser des performances individuelles, à priori moins fortes. Les performances actuelles de l’équipe olympique à Vancouver sont un encouragement pour nos équipes à poursuivre sur la même trajectoire.


Quels sont les atouts de l’Equipe de France 2010 ?
Tant côté nordique qu’alpin, on peut compter sur un mélange de sportifs plein de fougue et de skieurs plus expérimentés, avec une volonté commune : se centrer sur leur propre performance pour porter haut nos couleurs.

Ses faiblesses ?
Nous ne serons pas présents dans certaines catégories, faute de sportifs suffisamment investis ou performants. Par exemple, nous ne figurerons malheureusement pas dans les catégories « debout » et surtout « assises » féminines en ski nordique, qui sont très ouvertes par manque de compétitrices.


Quelles nations vous impressionnent actuellement ?
Les nations fortes en fond et biathlon seront les pays d’Europe de l’Est, l’Ukraine, la Russie, ainsi que l’Allemagne, la Norvège et  l’Italie pour l’Europe occidentale. Au niveau de l’alpin, le Canada, l’Allemagne et l’Autriche devraient occuper le devant de la scène.


La préparation paralympique a-t-elle évoluée depuis Turin ?

Effectivement le soutien ministériel a considérablement augmenté, mais les exigences du circuit international également. La course aux moyens financiers devient très compliquée à assumer pour notre fédération vis-à-vis de la concurrence internationale. Le système nous contraint toujours à fonctionner parfois de façon « amateur » pour palier aux moyens nécessaires à la structuration et l’encadrement d’équipes de France dignes de ce nom. Sans un investissement fort des sportifs sur un plan personnel, grâce à leurs partenaires locaux, nous n’aurions pas les moyens d’accompagner et de soutenir l’ensemble de nos sportifs sur des saisons préparatrices aux Jeux.

Quelles seront les innovations à attendre de ces Jeux de Vancouver ?
Deux épreuves nouvelles et particulièrement intéressantes, à des titres divers, intègrent le programme paralympique. Le sprint en ski de fond et le super combiné en ski alpin. Le sprint est une totale réussite en matière de spectacle sportif. Le super combiné fait la part belle aux skieurs polyvalents, ce qui n’est pas fait pour nous déplaire.

Le début des Jeux est imminent, un dernier mot ?
La seule place qui m’intéresse pour l’ensemble des membres de notre délégation : la première. J’ai confiance en cette équipe, je sais que les sportifs et leurs entraîneurs sont prêts et qu’ils ne lâcheront rien. Bref, j’ai hâte d’y être.

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